La ligne bleu jusqu’à Pie IX, à quand la première pelleter de terre

•juillet 3, 2009 • Laisser un commentaire

Le 23 novembre 2004 la ville adoptait des modifications à son plan d’urbanisme, notamment sur le dossier du transport collectif. Encore une fois, l’élite politique montréalaise vantait les mérites de  ces modifications et prévoyait développer le transport en commun pour respecter les dispositions de Kyoto. À l’heure de la crise écologique qui sévit actuellement sur la planète, il est à la mode pour la classe politique d’être à l’écoute des ces problématiques. Mais la classe politique se fou royalement de cette situation et les beaux projets reste encore sur les tablettes pendant que la population attend toujours.

 

Le plan prévoyait notamment l’étude du prolongement de la ligne de métro 5 (bleue) jusqu’au galerie Anjou. Ce projet était prévu en deux phases dont la première devait se rendre jusqu’au boulevard Pie IX. En 2009 qu’en est-t-il de cette fameuse étude ? Ou est-elle ? Pourquoi personne n’est au courant ? Est-ce que la classe politique attend les élections de novembre 2009 pour en parler ?

 

Soyez certain, que la campagne électorale de 2009 sera haute en couleur et rempli de promesses. La classe politique et leur vertu environnementale reconnue sera charmer les électeurs et une fois au pouvoir, le statut quo sera de retour. N’est pas cela l’avenir de la métropole : le statut quo. Ou est-ce plutôt les grands projets de développement d’une ligne de tramway pour relié le vieux port de Montréal et ainsi mieux desservir les touristes au lieu que la population des quartiers plus défavorisé. La politique c’est une question de choix et de priorités, alors que le cirque électorale commence pour un bon quatre mois, histoire à suivre …

Les nouvelles données de l’IRIS sur la question du logement

•juillet 1, 2009 • Laisser un commentaire

En ce lendemain de journée de déménagement, voici la nouvelle recherche de l’IRIS sur la question du logement

 

Je profite aussi de l’occasion pour vous mentionner ma volonté de redevenir davantage actif sur l’actualité urbanistique principalement à cause des élections municipales du 4 novembre 2009 et du dossier chaud sur la réfraction de Turcot.

Pour un centre sociale autogéré à Pointe St-Charles

•mai 30, 2009 • Laisser un commentaire

Vendredi le 29 mai, se tenait une manifestation à Montréal qui avait comme objectif d’appuyer la construction d’un centre sociale autogéré dans le quartier ouvrier de Pointe St-Charles. Dans ce quartier,  l’embourgeoisement ou la genstrification modifie le paysage sociale de ce quartier.

Voici le dernier communiquer émis par le groupe suite à l’éviction du bâtiment. 

 

Date de publication: 

 30 May 2009

english version below

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Le 30 mai 2009 à 16h45 – pour diffusion immédiate. Les escouades d’anti-émeute ont brutalement évincé les gens qui occupaient l’édifice au coin de Saint-Patrick et Atwater cet après-midi. Hier soir, une centaine de personnes ont pris le bâtiment pour y installer le Centre social autogéré. A l’heure qu’on est, toutes les personnes qui étaient à l’intérieur ont réussi à sortir du bâtiment et à rejoindre la manifestation d’appui. Celle-ci, forte de quelques centaines de personnes, a présentement pris la rue.

Vers 15h, les policiers ont promis qu’ils allaient discuter avec les « diplomates » du Centre social avant d’intervenir. Au moment du rendez-vous, la police a foncé sur la clôture qui entoure la cour. A ce moment-là, plusieurs dizaines de personnes, dont quelques familles avec jeunes enfants, profitaient du soleil pour jouer de la musique, jaser ou manger. Les policiers ont coupé le cadenas de la clôture, ils ont foncé sur la porte d’entrée du bâtiment tout en lisant le premier avis d’éviction reçu par les occupant.es.

Les gens qui se trouvaient à l’intérieur ont réussi à fermer la porte et à la barricader. Après maints essais, la police a réussi à franchir la barricade. Ils ont entouré le bâtiment, installé des « snipers » sur le toit et lancé du poivre de cayenne par les fenêtre (qu’ils ont ensuite immédiatement rescellées). Les gens à l’intérieur ont réussi à contenir les gaz dans une seule partie du bâtiment. En assemblée générale d’urgence, ils et elles ont décidé de tenter de quitter les lieux. Plusieurs personnes ont réussi à sortir et ont été accueillies chaleureusement par la manifestation d’appui de renfort. Une autre vague de militant.es sont rentré.es à ce moment-là pour continuer à défendre le bâtiment. L’intervention policière s’intensifiant, ils et elles ont finalement décidé de sortir par Saint-Patrick et de rejoindre la manifestation d’appui. Tout le monde à réussi à sortir du bâtiment avec leurs bagages et quasiment tout l’équipement.

Nous avons su que la police tente de justifier ses actes illégitimes auprès des médias. Elle clame que les occupant.es auraient utilisé des extincteurs pour se défendre contre eux et qu’ils n’avaient donc pas le choix d’intervenir. Cette allégation est fausse. Ce sont les policiers qui ont attaqué le Centre social et pas vice-versa. L’utilisation de force excessive est preuve que nous vivons dans une société autoritaire qui ne tolère pas la dissidence et qui cherche à étouffer tout projet qui remet en question les fondements de ce système.

Le projet du Centre social continue. La lutte continue. Nous ne nous laisserons pas écraser par ce qui est arrivé aujourd’hui. Au contraire, notre volonté de mettre en pratique nos rêves pour une société sans rapports d’autorité, basée sur des valeurs d’autonomie, d’aide mutuelle et de respect, est renforcée. Longue vie au Centre social autogéré!
Pour les suites, visitez notre site Internet : www.centresocialautogere.org.

-30-

Pour plus d’informations aujourd’hui contactez les porte-paroles aux numéros suivants :
514-623-5126
514-623-5163
647-637-1736

La crise du logement

•janvier 7, 2009 • Laisser un commentaire

Je suis en train de réfléchir à l’écriture d’un article sur comment se sortir de la crise du logement en pleine crise économique mondiale et qu’elles sont les perpectives pour le futur. Dans mes recherches j’ai trouvé des recherches bien intéressantes sur ce dossier. Il s’agit de 3 documents produit par l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS). Vous pouvez accéder directement à leur travaux sur le logement  ici.

 

logo

Réorganiser la rue

•décembre 30, 2008 • Laisser un commentaire

Quand on pense aux rues de Montréal il y a de nombreux problèmes qui nous viennent en tête. Je parle en partie ici du stationnement. Trouver une place de stationnement à Montréal n’est pas très facile. Il est aussi parfois bien difficile d’entrer entre deux véhicules qui n’ont pas laissé l’espace nécessaire entre eux. En plus, dans les quartiers il y a de nombreuses restrictions. Pas le droit d’être ici entre 10h et 11 les lundis et mercredis. De l’autre côté de la rue il ne faut pas être là en 10h30 et 11h30 les mardis et jeudis. Certaines parties de rues sont réservées à ceux et celles qui veulent débourser pour une vignette. Bref la situation est bien compliqué et je ne parle pas de l’hiver. Le déneigement est encore bien difficile. Des autos stationnées des deux côtés. Ces dernières doivent se déplacer pour déneiger un côté de la rue, et on doit faire de même avec l’autre côté. Pendant ce temps il n’y a pas de place pour mettre l’automobile. Il y a donc de nombreux remorquages et les travaux de déneigement sont systématiquement retardés. Les rues telles qu’elles sont conçues actuellement causent aussi de nombreux problèmes aux cyclistes. Le réseau de piste cyclable à Montréal à beau se développer, mais il reste encore beaucoup de chemin à faire. Les rues ne sont pas suffisamment larges dans leur forme actuelle ce qui nuit au transport à vélo.

Il faut donc repenser la rue. J’ai préparé une illustration pour vous montrer comment je vois une rue efficace. L’image 1 représente une rue sens unique comme on les vois souvent à Montréal. Dans l’image 2, il s’agit d’une de mes propositions pour améliorer l’efficacité de nos rues. 

reorganisationrue

Il s’agit donc de remplacer les sens uniques traditionnels avec des stationnements des deux côtés par une rues sens uniques avec des stationnements en angle de 45 degrés. Cette façon de diviser la rue apporterait beaucoup de positifs. Du côté du déneigement, il y aurait un côté libre en tout temps. Cela permettrait aussi de mieux déblayer le trottoir d’un côté et ainsi apporter une amélioration à la circulation dans ces rues. Plus de la moitié du travail de déneigement peut se faire sans faire déplacer aucune voiture.  Cela améliorait aussi grandement le stationnement. L’objectif de le faire en 45 degrés est de ne pas perdre d’espace entre les automobiles et aussi de facilité les manoeuvres de stationnement. Un autre point important serait de faciliter l’intégration d’un réseau cyclable. Il y a plusieurs rues sens uniques à Montréal qui serait suffisamment large pour y intégrer une piste cyclable collé sur le trottoir du côté où il n’y a pas de voitures. 

Mais il faut demeurer prudent avec un tel projet. Il ne faut pas partir en grand et implanter ce projet d’un coup dans une ville. Je crois que le projet mérite d’être essayé. Il faudrait créer quelques rues pilotes pour évaluer les améliorations qui pourrait être apportées. Surtout que de modifier la rue comme je le propose ne nécessite que très peu d’investissement.

Dure dure la vie en politique municipale

•décembre 30, 2008 • Laisser un commentaire

Je vous transcris ici deux articles qui sont parus sur le site cyber presse le 29 décembre 2008. Dans les deux articles les dépenses de certains élu-e-s municipaux sont dévoilées au grand jour. Alors bonne lecture et bon scandale. 

 

Frugalité à Laval et Longueuil

Publié le 29 décembre 2008 à 07h11 à  http://www.cyberpresse.ca/actualites/regional/200812/29/01-813634-frugalite-a-laval-et-longueuil.php

 

En faisant le tour de 28 villes de la Rive-Sud et de la couronne Nord, on constate que les maires de Châteauguay, Sergio Pavone, et de Varennes, Michel Tremblay, ont engagé les frais de représentation les plus importants pour la période du 1er janvier 2007 au 30 juin 2008. Dans la couronne nord, Pierre Gour, maire de L’Assomption, et Sylvie Saint-Jean, mairesse de Boisbriand, arrivent en tête.

Nous avons placé les maires de Longueuil et Laval dans le même tableau, mais leurs dépenses ne tiennent pas compte du coût de leur transport terrestre, ce qui est le cas pour les autres maires. Cela dit, les maires des deux grandes villes font de plus en plus attention à leurs dépenses de fonction. À Laval, Gilles Vaillancourt dit qu’il ne se fait jamais rembourser de repas. À Longueuil, Claude Gladu est très frugal et n’a plus de voiture de fonction, contrairement à M. Vaillancourt.

M. Gladu a dépensé moins que la mairesse de Boucherville, Francine Gadbois (4962,59 $), que Gilles Pepin, maire de Saint-Constant (5039,03 $), Michel Gilbert, maire de Mont-Saint-Hilaire (5351,71 $), Jean-Marc Pelletier, maire de Brossard (6237,37 $), Suzanne Roy, mairesse de Sainte-Julie (7399,51 $), Michel Tremblay, maire de Varennes (10 100,99 $) ou encore Sergio Pavone, maire de Châteauguay, avec 13 832,66 $.

M. Pavone a 13 factures de restaurant en 2007 pour 1654,61 $ (127 $ par repas en moyenne). Les dépenses pour son auto s’élèvent à 2148,38 $ et ses déplacements, 2645,56 $. En janvier 2008, ses cours sur la négociation avec les communautés autochtones ont coûté 5017,88 $. M. Pavone dit que cela fait partie de la bonne réalisation de sa tâche, compte tenu de la proximité de Kahnawake.

Il dit aussi que les repas au restaurant sont «importants» pour sa ville, notamment celui de 202,14 $ avec le président de la Fraternité des policiers de Châteauguay, avec une bouteille de Saint-Émilion à 60 $. «C’était une année de négociations, donc j’avais besoin de savoir s’il y avait des problèmes majeurs», dit-il.

Il estime que l’enquête de La Presse ne reflète pas la réalité car chaque ville, dit-il, a sa propre façon de comptabiliser les dépenses des élus. «Seul un comptable pourrait sortir les vrais chiffres, dit-il. Moi, je n’ai rien à cacher et ça joue en ma défaveur.»

À Varennes, Michel Tremblay a demandé, entre le 1er janvier et le 30 juin derniers, le remboursement de 32 repas pour un total de 3727 $ (moyenne de 116 $). À Boucherville, Francine Gadbois a réclamé 2230,71 $, seulement pour des repas (moyenne de 60 $ par repas). Elle va au restaurant avec des membres de son conseil et des directeurs des différents services, «pour changer de décor». «Je ne vais pas dans les fast-food, j’encourage les restaurants de Boucherville», dit-elle.

Le 24 janvier 2008, elle est allée avec un directeur et sa conjointe au restaurant Tomate blanche du quartier DIX30. Coût: 417,85 $ pour quatre personnes. Mme Gadbois considère que son allocation de dépenses de 14 212 $ par an n’a pas à être utilisée pour ce genre de repas, mais pour sa garde-robe. «Je n’ai pas à prendre cet argent pour mes fonctions, c’est fait pour des vêtements, dit-elle. Ma tenue vestimentaire est importante. Mes vêtements sont souvent très chers. Je peux payer 1200 $ pour un costume.»

Comme M. Pavone, la mairesse de Sainte-Julie, Suzanne Roy, estime que, si ses dépenses semblent plus élevées, c’est que les autres se font rembourser les leurs d’une autre façon. Elle considère que ses dépenses sont raisonnables. «Si on veut bien représenter la Ville, cela demande des déplacements, dit-elle. Vous saurez que je ne réclame pas le tiers des dépenses que je fais.»

Le seul maire de la Rive-Sud à ne pas se faire rembourser ses frais de représentation est Sean Finn, à Saint-Lambert. Mais il n’est pas maire à plein temps et n’est pas rémunéré pour cela. Il est cadre au Canadien National, où sa rémunération a été de 985 000 $ en 2007, à quoi il faut ajouter l’exercice d’options: selon le magazine Forbes, ses revenus totaux ont été d’environ 4 millions de dollars l’an dernier.

Couronne Nord

Dans la couronne Nord, la mairesse de Rosemère, Hélène Daneault, ne présente pas non plus de factures pour ses dépenses. Les maires de Bois-des-Filion, Sainte-Thérèse, Mascouche, Terrebonne, Repentigny et Mirabel ont quant à eux des frais de représentation limités.

Le maire de L’Assomption, Pierre Gour, est celui qui a eu en 2007 les frais les plus élevés avec 5575,69 $, dont 2947,93 $ pour 54 repas au restaurant (51 $ en moyenne). «Comme petite municipalité, on a parfois à faire des dépenses pour des bénévoles et on a moins de directeurs de service, donc je ne pense pas que ce soit exagéré», dit-il.

La mairesse de Boisbriand, Sylvie Saint-Jean, a aussi des repas avec les cadres de la Ville. «J’amène chaque directeur chacun son tour au restaurant», dit-elle. Pourquoi pas à l’hôtel de ville? «Je ne veux pas les déranger durant leurs heures de travail», ajoute-t-elle. Mme Saint-Jean a aussi quelques déplacements coûteux. En mai 2007, son voyage à Québec pour un congrès a coûté 3394,53 $. La chambre pour quatre nuits au Palace Hôtel coûtait 447 $ la nuit.

Médecin de profession, le maire de Mont-Tremblant, Pierre Pilon, dit que ses dépenses ne sont pas exagérées. Parmi ses dépenses, on remarque une facture de 1638,73 $ au restaurant Laurie Raphaël, à Québec, pour un repas avec huit conseillers et des conjoints. Il a demandé 921,53 $ de remboursement afin de tenir compte de la présence des conjoints. «On n’a qu’un ou deux repas par an avec les conseillers», dit-il.

À Deux-Montagnes, les dépenses du maire Marc Lauzon sont surtout des repas. «D’un point de vue général, je ne pense pas abuser, dit-il. On a un, deux ou trois repas par mois. Je dois sortir souvent et débourser des sous dans le cadre de mes fonctions.»

M. Lauzon dit que, comme d’autres maires, quand il calcule le nombre d’heures qu’il fait, un salaire de 52 598 $ par année à temps plein et une allocation de dépenses de 13 434 $, «ce n’est pas beaucoup».

 

Allocation des dépenses des maires

> Elle est versée en vertu de la Loi sur le traitement des élus municipaux.

> Elle était de 14 018 $ en 2007.

> Elle est de 14 242 $ en 2008.

> Cette allocation est libre d’impôt.

 

Exemples de repas du maire de Varennes en 2008

9 janvier, 13 h 38, 375,68 $ > 8 personnes, «dîner rencontre maires MRC».

9 janvier, 22 h 44, 178,87 $ > 2 personnes, «repas d’affaires, organisation du travail».

11 janvier, 14 h 22, 151,45 $ > 2 personnes, «discussion nouveau DG».

21 janvier, 13 h 29, 195 $ > 4 personnes, «rencontre dézonage».

8 février, 14 h 33, 116 $ > 2 personnes.

27 mars, 13 h 35, 137,48 $ > 2 personnes, «dîner départ».

25 avril, 14 h 48, 292,53 $ > 3 personnes, congrès UMQ à Québec.

7 mai, 13 h 55, 180 $ > 3 personnes, «MDEIE, Petromont».

2 juin, 13 h 42, 293,76 $ > 7 personnes, «repas d’affaires, sept personnes, syndicat».

 

Quelques repas du maire de Châteauguay

En août 2007, le maire Sergio Pavone a présenté quatre factures de restaurant qui totalisent 773,36 $:

Un repas à 208,29 $ pris avec quatre employés; un autre avec le commissaire au développement économique, Michel Cyr, au coût de 217,13 $ à l’Enoteca de la Medusa; deux repas à la Rôtisserie St-Hubert lors de la Journée de promotion des pompiers: 12 personnes pour 347,94$. En octobre 2007, M. Pavone a mangé avec le président de la Fraternité des policiers de Châteauguay. Le repas, arrosé d’une bouteille de vin à 60 $, a coûté 202,14 $.

 

 

Des maires plus économes

Publié le 29 décembre 2008 à 07h04 à http://www.cyberpresse.ca/actualites/regional/montreal/200812/29/01-813633-des-maires-plus-economes.php

 

L’an dernier, La Presse avait décortiqué les dépenses des maires de plusieurs villes de la région montréalaise pour la période du 1er janvier 2005 au 15 septembre 2006. Le 15 juillet dernier, nous avons révélé celles des maires de la banlieue de Montréal pour 2007. Depuis, nous avons passé au crible celles des maires de Montréal, de Laval, de Longueuil et de 28 autres villes de la région pour la période du 1er janvier 2007 au 30 juin 2008. Conclusion: les maires des trois grandes villes ont moins dépensé en 2007-2008 qu’en 2005-2006.

L’enquête sur les années 2005-2006 avait révélé des dépenses de fonction (sans compter le transport terrestre) de 53 646,72 $ pour le maire de Montréal, Gérald Tremblay, de 6066,17  $ pour le maire de Longueuil, Claude Gladu, et de 3055,06 $ pour le maire de Laval, Gilles Vaillancourt.

Ces trois maires ont-ils essayé de réduire leurs dépenses? Notre enquête semble le montrer. Les vérifications faites pour la période du 1er juillet 2007 au 30 juin 2008 montrent que le maire Tremblay a dépensé moins. Il a moins voyagé. Avec 12 voyages à l’extérieur en 2007-2008 au lieu de 17 en 2005-2006, la facture totale s’élève à 36 544,95 $. Comme pour 2005-2006, cette somme ne tient pas compte du coût de son transport en voiture de fonction avec chauffeur (environ 105 000 $ en 2005-2006).

La baisse est aussi notable pour les maires de Longueuil et de Laval. Le maire Gladu a eu des dépenses de 3703,05 $ en 2007-2008 au lieu de 6066,17 $ en 2005-2006. Même chose pour le maire Vaillancourt, dont les frais de représentation sont passés de 3055,06 $ en 2005-2006 à 1880,98 $ en 2007-2008.

Si l’on prend la seule année 2007, les dépenses du maire Tremblay étaient de 29 130,57 $. Celles du maire de Lachine et président du comité exécutif de Montréal, Claude Dauphin, du maire de Ville-Marie, Benoit Labonté, et du maire de Saint-Laurent, Alan De Sousa, tournent autour de 10 000 $.

Les maires d’arrondissement

Le maire de Côte-des-NeigesNotre-Dame-de-Grâce, Michael Applebaum, qui est aussi agent immobilier, a la cinquième allocation de dépense en importance à Montréal. Les frais liés à l’usage de son automobile représentent deux tiers des 6190,75 $ remboursés en 2007. Les repas en représentaient le quart. Il se fait aussi rembourser ses frais de stationnement, même quand il s’agit de 1 $.

Dans le Sud-Ouest, Jacqueline Montpetit dépense pour des repas-bénéfice ainsi que pour ses cartes de Noël et celles du conseiller Pierre Fréchette (1425,52 $). Monique Worth, mairesse de Pierrefonds-Roxboro, va souvent au restaurant. Ses repas représentent 76  % de ses dépenses en 2007.

La mairesse de VilleraySaint-MichelParc-Extension, Anie Samson, est celle qui se fait rembourser le plus de taxis en un an: 1543,75 $ en 2007 (75 % de ses réclamations), loin devant le maire de RosemontLa-Petite-Patrie, André Lavallée, avec 323,50 $.

La mairesse du Plateau-Mont-Royal, Helen Fotopulos, a demandé peu de remboursements. «J’ai la bonne fortune d’être invitée aux frais des autres, dit-elle. Mon voyage à Lyon en décembre (2007) a été payé par Rhône-Alpes, un autre à Québec l’a été par l’UMQ. J’ai eu des invitations pour aller à Toronto, Moncton et Valleyfield.»

Plusieurs élus ne demandent pas de remboursement de dépenses. C’était le cas de l’ex-maire de Saint-Léonard, Frank Zampino, et de Cosmo Maciocia (RDP/PAT), ainsi que de Luis Miranda (Anjou), Claude Trudel (Verdun) et Marie-Andrée Beaudoin (Ahuntsic-Cartierville). «L’allocation nous permet de nous acquitter de nos obligations, dit la mairesse Beaudoin. Demander un remboursement au-delà, c’est un choix personnel.»

Avec la collaboration de William Leclerc

Merci à tous et toutes

•décembre 28, 2008 • Laisser un commentaire

Merci à tous et toutes pour vos nombreux commentaires sur la pertinence de ce blog. Beaucoup de personnes ont déjà consulté le blog et plusieurs d’entre vous ont lu les différents articles. Je voulais simplement vous invité-e-s à commenter les articles, m’envoyer des suggestions de sujets, me mettre au courant de ce qui se passe dans votre coin de pays au niveau urbain ou me suggérer de nouveau lien. Pour les gens qui ne savent pas encore, sachez qu’il est possible de s’abonner au blog dans le coin en haut à droite de la page. Vous serez ainsi au courant des nouveaux projets dans lesquels l’élite politique et économique veulent entraîner nos villes.

Merci encore …

Implanter un tramway à Montréal, oui dans les quartiers populaires !

•décembre 26, 2008 • Laisser un commentaire

Il y a longtemps, le tramway parcourait les routes de quelques villes du Québec. On parle de plus en plus de faire revivre le tramway au Québec. Actuellement, on en parle sur le bout des lèvres à Sherbrooke, à Québec il y a quelques projets pour rétablir le tramway mais surtout à des fins touristiques. Pour la ville de Montréal. les projets s’articulent autour du Vieux Montréal pour le tourisme, de favoriser un nouvel axe commercial au centre-ville ou dans les nouveaux développements à vocation résidentiel (Griffintown, Tour de Radio-Canada). Pourtant à Montréal, le transport collectif est déficient dans certains quartiers, principalement dans les quartiers populaires et il faudrait améliorer notre réseau déjà en place.

Il existe selon moi trois axes importants où il serait pertinent d’y installer une ligne de tramway. Le boulevard Henri-Bourassa, Pie IX et Papineau.

Dans le cas du boulevard Henri-Bourassa, il s’agit d’un axe Est-Ouest très important sur l’île de Montréal. Elle longe la côte Nord de l’île. Ce boulevard traverse notamment des quartiers populaires où y résident des populations immigrantes. On retrouve sur l’axe aussi bon nombre de services publics comme des hôpitaux des écoles primaires et secondaires et même deux cégeps. Beaucoup de personnes utilise cet artère chaque jours soit pour y travailler, y résider ou pour utiliser les commodités placé tout au long de l’axe. Actuellement il y a un “métro-bus” qui assure le transport sur cet axe. Quand la société de transport de Montréal (STM) prend la peine de nommé un autobus le “métro-bus”, on peut donc en conclure que le transport en commun doit y être important. De plus, le boulevard Henri-Bourassa se jette dans la rue Sherbrooke à l’extrême Est de l’île qui elle même se transforme en boulevard Notre-Dame. C’est exactement à cet endroit qu’elle traverse la rivière et rejoint la ville de Repentigny, une banlieue importante qui comportait un peu plus de 75 000 habitants et habitantes en 2006. Un projet de ce type là pourrait être bien intéressant pour relié cette banlieue au même réseau que la ville de Montréal. Actuellement la ville de Repentigny est dispensé en transport en commun par un système d’autobus présent principalement sur trois rues importantes soit La rue Notre-Dame, Sherbrooke et l’autoroute 40.

Les deux autres axes que je considère très important à Montréal c’est le boulevard Pie IX et la rue Papineau. Il faudrait selon moi y installer un axe de tramway. Tout au long de ces deux rues, il y a une forte concentration de population. Il s’agit principalement de quartier populaire.(Centre-Sud, Hochelaga, Rosement, Montréal-Nord, Ahuntsic-Cartierville, Villeray) Tout ces arrondissements pourraient bénéficier de l’installation d’une ligne de tramway sur Papineau et sur Pie IX.

Du côté de la rue Papineau le projet risque d’être plus compliquer, mais en ce qui concerne le boulevard Pie IX, le tracé permet une intégration facile du tramway. En fait il existe déjà une voie réservée aux autobus sur presque toute la longueur. Il y à même des abris pour les usagers situés au centre des voies. Mais un autre aspect intéressant concernant le développement de ces deux axes, c’est la possibilité de faire le lien avec l’île de Laval et ainsi favoriser l’intégration entre les différentes municipalités. En fait le boulevard Pie IX et la rue Papineau sont aussi des axes importants pour faire le lien avec Laval. Un bon nombre de personnes utilisent ces deux ponts qui traversent la rivière des prairies. 

Alors l’implantation d’un tramway pourrait être très bénéfique pour la ville de Montréal et aussi pour les villes environnantes. Excellent pour améliorer le transport collectif, desservir une population plus précaire et favorisé le lien avec la banlieue, l’implantation du tramway sur ces trois artères devrait fortement être étudiée. Parlez en, faites connaître ce projet …

Boucler la ligne orange, prenons l’exemple de Moscou

•décembre 23, 2008 • Laisser un commentaire

En 1931, Joseph Staline lance un grand projet de métro pour la ville de Moscou. L’objectif est de créer le plus grand et le plus beau métro du monde. Construit avec les matériaux les plus prestigieux de l’URSS, certaines stations du métro ont des allures de palais pour le peuple. Mais l’objectif n’est pas aujourd’hui de vous vanter les caractéristiques architecturales ou de parler du régime stalinien. En fait j’aimerais attirer votre attention sur l’organisation des stations dans l’espace et voir la possibilité pour la ville de Montréal et son métro de s’en inspirer. 

La forme du sous-terrain de Moscou ressemble à une toile d’araignée. Une des lignes de métro forme une boucle complète. Les autres lignes la traverse à presque tous les 15 degrés. Le centre de ville de Moscou est très bien déservit en métro car la grande majorité des lignes de métro se croisent au centre de la ville. Je vous invite à aller voir la carte du métro de Moscou pour bien visualiser mes propos.

Maintenant comment Montréal peut s’en inspirer. C’est bien simple ! La ligne orange s’enligne de plus en plus pour former une boucle. Dans le plan de développement du transport en commun de la ville de Montréal, la ligne orange est de toute façon prolongé de 2 stations vers le Nord-Ouest. En fait la ligne orange serait prolongé jusqu’à la gare de train de banlieue Bois-Francs, pour éviter que tout le monde revienne vers le centre ville pour prend le train. Vous pouvez voir ici les projets actuels de la ville pour le développement du métro. Même si le projet est encore bien loin d’être mis en oeuvre, après la construction de ces deux nouvelles stations, nous allons être bien prêt de pouvoir fermer le boucle. 

Il y aurait bien des avantages a mettre la ligne orange en boucle. Le principal avantage serait de mieux déservir le Nord de Montréal et de facilité le développement et la concentration de ce quartier. Fermer la boucle permettrait aussi de réduire grandement l’achalandage entre la station Henri-Bourassa et Berri-UQAM surtout aux heures de pointe. Les gens en provenance de Laval pourrait utiliser le nouveau développement et rendrait le transport plus agréable pour les utilisateurs et utilisatrices de la ligne orange.

Avec tout les désastres environnementaux qui nous pèsent par dessus la tête, il faut dès maintenant envisager l’avenir en matière de transport collectif. Il faut avoir une vision à long terme de la ville et du transport collectif pour permettre à la population de s’en servir adéquatement. Je suis personnellement tanné d’entendre ce que je nomme affectueusement les “écos-capitaliste” proposer des projets punitifs à l’utilisation de la voiture. Je prend l’exemple des postes de péages pour rentrer sur l’ïle ou encore des taxes de fréquentation du centre-ville pour les voitures. Ce qui faut ce n’est pas de punir les gens qui ont besoin de leur voiture, mais de mettre en place des mécanismes pour permettre que ces mêmes personnes choisissent le transport collectif. Le réseau est actuellement trop mal développer pour forcer les gens à l’utiliser. Malgré ce que peuvent en penser les “écos-capitalistes”, faire payer les utilisateurs et utilisatrices pour le réseau routier n’est en aucun cas une taxe progressive. C’est bien le contraire !

Que faire de la tour Radio Canada ?

•décembre 23, 2008 • Laisser un commentaire

Il n’y a pas tellement longtemps, le journal le métro révélait qu’il y avait un nouveau projet urbain qui allait se développer autour de la tour de Radio-Canada à Montréal. Il s’agit d’un vaste projet de 1,6 G$ sur 10 ans qui permettrait la construction de plusieurs immeubles d’habitation. La construction de la fameuse tour de Radio-Canada entourée de ces nombreux stationnements extérieurs provoque la démolition de plus de 678 logements en 1963 dans un des quartiers les plus pauvres de la ville de Montréal. L’objectif final était de créer un quartier complet voué au développement des télécommunications. L’échec de ce projet nous propulse en 2008 où il est question de repeupler le quartier avec la construction d’immenses immeubles d’habitation pouvant s’élever jusqu’à 11 étages. 

Repeupler et apporter un nouveau dynamisme dans le centre sud de Montréal n’est pas une mauvaise idée en soi, bien au contraire. Situé à proximité du centre-ville et d’une station de métro, il s’agit d’un quartier idéal pour y installer une forte concentration de population. Mais de quelle genre de logements locatifs parle-t-on ? À défaut de la norme du 15% de logements sociaux et 15% de logements abordables peut-on espérer une plus forte proportion de logements sociaux. Il y a un peu plus de 40 ans, le quartier était peuplé d’une très forte majorité de gens pauvres. Serait-il trop demandé d’exiger une majorité de logements sociaux et abordables? Est-ce que le gouvernement et la ville de Montréal exigeront des promoteurs une forte proportion de logements sociaux. Il ne faut pas rêver. Les élites politiques voit d’un bon oeil ce projet. Revitalisation et augmentation des taxes foncières, voilà comme la ville en tirera profit et ce au détriment de la population les plus démunies qui vit à chaque année la crise du logement.

De plus, dans ce projet, il manque bien des données qui le rendre irréalisable. Il n’est en aucun cas question dans le projet de son inclusion au système public. Malgré de nombreuses études notamment sur les impacts environnements, sur le transport, le commerce et même  sur l’ensoleillement, il n’y a rien sur l’intégration des enfants dans le milieu scolaire. Dans quel école les enfants des arrivants et des arrivantes étudieront-ils. La même question se pose en ce qui concerne le système de santé de proximité comme les CLSC. 

Pendant que le parti politique “Projet Montréal” n’en profite que pour mousser son projet de tramway à Montréal, que certains propriétaires se réjouissent de voir la valeur de leur bâtiment augmenter,  je me pose de mon côté des questions tant qu’à la place du logement social et à son intégration dans le système public. Mais bon, mes préoccupations sont sans doute différente.

En attendant davantage de détails, vous pouvez aller vous informer vous aussi en lisant les différents mémoires disponibles sur le site de l’Office de consultation publique de Montréal.